06.03.2006
Decize toujours mobilisé
A L’ATTENTION DES PARENTS, GRANDS-PARENTS ET JEUNES COLLEGIENS ET LYCEENS DE DECIZE
Le lycée Maurice Genevoix est en danger !
Pour la rentrée de septembre 2006 si nous gardons le BTS assistant de gestion PME PMI, de nombreuses mesures restrictives sont prévues, avec 50 heures d’enseignement perdues sur le dos des élèves et de leurs familles :
- suppression de la 1ère BAC PRO OUTILLEUR (et donc dans un an de la terminale) : que vont devenir les élèves qui préparent le BEP MPMI ?
- suppression d’une seconde générale avec du coup des effectifs importants dans les quatre secondes restantes,
- regroupement en EPS, Histoire - Géographie et Français des 1ères L et ES,
- non dédoublement de la terminale STG Communication – Mercatique qui comprend 30 élèves, ce qui créera des conditions d’enseignement extrêmement difficiles.
Derrière ces restrictions, aucune ouverture d’options. On peut facilement entrevoir l’après rentrée 2006 : suppression du BEP MPMI ? Du bac pro maintenance ? De la filière L ? D’une autre 2nde générale ?
Pourtant le lycée de Decize a les meilleurs résultats du département, et permet à tous les élèves de réussir au mieux leurs études. Pourquoi le mettre en difficultés ?
Le collège Maurice Genevoix connaît aussi des restrictions puisqu’à la prochaine rentrée il ne comptera plus que 3 troisièmes (contre 5 il y a 2 ans) !
On devine donc où va nous mener l’objectif de rentabilité que s’est fixé le ministère de l’Education Nationale : un enseignement à deux vitesses où les jeunes des zones rurales seront mis à l’écart.
Face à ce que nous ressentons comme une attaque généralisée contre notre jeunesse, nous devons réagir ENSEMBLE !!!
Nous vous convions, jeunes, parents, grands-parents à la réunion publique du :
6 mars 2006 à Decize, petite salle des fêtes, à partir de 20 h 30,
en présence de Christian PAUL, Député, Alain LASSUS, Conseiller Général, André VALLET, Maire de Decize, de nombreux autres élus du département et des enseignants et représentants de parents d’élèves.
VOTRE PRESENCE EST INDISPENSABLE POUR L’AVENIR DE VOS ENFANTS ET PETITS ENFANTS !
Source : FCPE
20:50 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2006
Le collectif reçu par le recteur 7 février 2006
Comme convenu vendredi 3 février, une délégation du collectif Lycées Ruraux de Bourgogne a été reçue par le recteur Dugrip ce mardi 7 février à 14h15.
La délégation était constituée de 12 personnes : enseignants, élèves, parents, et élus du Conseil Régional.
L'entrevue a duré 1h30, mais de nouveau le Recteur s'est montré inflexible. Il prône la concertation pour la mise en place d'une offre de formations cohérentes à l'horizon 2010, mais décidera seul pour ce qui concerne la rentrée 2006.
La situation des espaces ruraux ne le préoccupe pas, la majorité des Bourguignons habitant l'espace périurbain, pourquoi s'intéresser à ceux qui ont fait d'autres choix de vie? ou qui n'ont pas d'autres choix que de vivre dans ces espaces?
Compte-rendu complet de l'entrevue, réalisé par la collègue de Toucy.
Etaient représentés les lycées de Varzy (58), Tonnerre (89), Toucy (89) et Decize (58), portant la parole des lycées ruraux de Bourgogne
Arguments du collectif
- Perte d’heures
- Pertes d’emplois
- Fragilisation des établissements
- Laisse les élèves dans le désespoir car beaucoup de parents n’auront pas les moyens financiers d’assurer une poursuite d’études externalisée donc des élèves non diplômés.
Demande d’un calendrier de travail pour revoir les propositions de suppression
Exemple de Clamecy : 2000-2004 : hausse des effectifs. Les suppressions affectent ½ de l’effectif de l’établissement. L’établissement sera-t-il alors viable ?
Il n’y a pas de transports régionaux et les gamins vont se retrouver dans la rue, sans diplôme.
Arguments du recteur
Il faut adapter l’offre de formation à la situation. Sans recul, de manière qui peut apparaître irréfléchie et brutale dans ses effets d’annonce et dont les conséquences sont non négligeables.
Il a reçu les élus de trois départements. Une réflexion d’ensemble doit être menée sur 4-5 ans à l’horizon 2010, pour réfléchir à la mise en place de l’offre de formation dans le territoire rural.
1er élément : Baisse des effectifs
L’Education nationale est le dernier service public à être présent dans le milieu rural et le dernier à devoir s’adapter. Dans les années 60-70, mise en place d’offres de formation diversifiées compte tenu d’une situation démographique et avec une orientation politique qui ne correspond plus aux réalités du terrain.
Baisse de 20 000 élèves depuis 1995 surtout dans l’enseignement public, soit une baisse de plus de 12% des effectifs. Moins 2096 élèves à la rentrée 2006 (1,6% des effectifs)
2ème élément : Contexte économique et budgétaire
Augmentation de l’endettement de l’Etat (déficit important). Il faut rétablir l’équilibre financier public car la situation des contribuables actuels et futurs est compromise.
L’Etat fait des économies.
ð Il faut affecter les moyens en fonction de l’implantation des élèves (l’académie perd des élèves au profit des académies de Grenoble, Aix, Toulouse, Montpellier)
Postes supprimés dans l’académie de Dijon
- 190 en 2004
- 314 en 2005
- 186 en 2006
- 690 postes à rendre = 7% de l’effectif total de l’enseignement de l’académie
Le recteur fait avec les moyens dont il dispose
Depuis 1998, les moyens d’enseignement ont moins baissé que la démographie scolaire. Cela augmente la qualité du service public car il y a plus de moyens. La dotation est > 1,6% par rapport à la moyenne nationale.
3ème élément : Concrètement, sur le terrain, l’académie a une physionomie très rurale avec un déplacement de la population vers la périphérie des villes. D’où la création de collèges autour de Dijon. Diminution de la population en ville et dans le monde rural.
Dans les zones rurales : baisse des élèves mais qui ont plus de difficultés. Il faut ajuster les moyens aux réalités sociodémographiques. Il existe des formations avec des effectifs élèves très réduits depuis plusieurs années.
Souci : assurer la pérennité des établissements.
Pour maintenir ces établissements ouverts, il faut resserrer l’offre de formation sur un certain nombre de filières pour assurer la pérennité de l’établissement car on ne pourra pas maintenir partout. Il faut faire des choix.
Sur la question du maintien et du regroupement des formations post bac :
- Impossibilité dans tous les chefs lieu de canton
- un élève dans un gros établissement a plus de choix pour vivre dans un climat intellectuel porteur
- construction d’internat, prévoir la restauration etc.
- Il faut élaborer une carte de formation à échéance 2010.
Prise de décision et notification aux chefs d’établissement et aux responsables syndicaux présents à la CTPA la fin de la semaine pour organiser le mouvement académique.
Ne peut pas revenir sur tout. Des mesures seront revues, en nombre limité, pour éviter les espérances inconsidérées.
Arguments du collectif
La fermeture de certains BTS va faire perdre de l’attractivité de certains lycées.
Tonnerre : 11 élèves en BTS
Seulement 48% de réussite au bac en 96 puis 58% en 97 puis 72% en 98 et 99 puis 92% en 2000. 2ème lycée de l’académie ce qui montre bien le coté dynamique apporté par le BTS ATI (le seul dans l’académie)
Arguments du recteur
Le BTS ATI a été maintenu avec l’espoir de voir les effectifs augmenter. Or, les élèves sont originaires de Tonnerre et des environs très immédiats. Il faudrait un intérêt plus large dans l’Yonne.
Pour maintenir ce type de formation, il faut réfléchir au site d’implantation le plus pertinent. Faut-il le déplacer dans une ville plus attractive, avec des transports et une capacité d’accueil, de restauration et d’hébergement plus importante ?
Dans chaque département, deux ou trois établissements sélectionnés ensemble (avec le collectif) en y implantant des formations attractives et on se donnera les moyens d’y accueillir les élèves.
On ne pourra pas maintenir les formations avec aussi peu d’effectifs.
Arguments du collectif
Pour augmenter les effectifs, il faut faire des efforts de communication, dans les salons par exemple. Il faut informer les collègues des autres établissements. Il faut réfléchir à l’information des collègues. Des élèves sont encadrés et réussissent par rapport à la fac où ils sont plus libres.
Nous avons tous au niveau rural, des qualités intéressantes.
Decize : proposition à coût zéro (DGH inchangée), l’option SMS en seconde. Demande refusée alors que la filière est attractive. D’ici à 2010, les lycées ruraux sont morts car on rogne des heures chaque année. Problème lié à la ruralité : suppression des options qui suppriment les effectifs corrects pour le lycée.
Les gens sont désespérés.
Si les décisions sont maintenues, des tensions vont apparaître d’ici fin juin.
Arguments du recteur
L’académie doit rendre 186 postes
Economies alternatives
Quelle que soit la forme prise, l’académie doit rendre 186 postes.
Arguments du collectif
Un poste supprimé n’a pas les mêmes conséquences dans un gros établissement que dans un petit établissement qui le met en péril
Arguments du recteur
Il faut mettre les formations et les équipements pour accueillir les élèves.
Budget de l’EN : + 3,5% (plus gros budget de l’Etat) soit 58,5 milliards d’euros = l’impôt sur le revenu des français.
Il existe quelques mesures sur lesquelles il peut revenir
Les choses seront réexaminées, revues, suspendues ou reportées.
Arguments du collectif
Si suppression de postes : on fait « valser » les établissements dans lesquels les collectivités territoriales ont investi.
Demande d’une réunion de travail par département
Toucy : qu’en est-il du budget des parents ?
Les parents doivent-ils déménager ?
S’ils ne peuvent pas financer des études longues ?
Les enfants n’ont pas tous envie d’aller dans les formations générales.
Arguments du recteur
Il faut augmenter les filières générales pour assurer la pérennité de Toucy.
Il faut changer la tendance. Il faut augmenter le niveau général (< 4,5 points en Bourgogne par rapport à la France)
Arguments du collectif
Dans les petits lycées, les élèves vont arrêter leurs études et n’iront pas en filière générale. D’où des élèves n’ayant aucun diplôme. Cela aura un coût social supérieur aux suppressions dans les petits établissements.
Le recteur met fin à la séance.
17:55 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Manifestation à Dijon 7 février 2006
Ce mardi 7 février avait lieu le Comité Technique Paritaire Académique.
La mobilisation des établissements ruraux était au rendez-vous. Les villes de Decize, Toucy, Clamecy, Tonnerre ont affrété des bus permettant ainsi aux personnels, élèves mais aussi parents, élus, habitants des régions concernées de venir manifester leur mécontentement à Dijon face à la carte scolaire annoncée et débattue ce jour. Devant le rectorat, des représentants syndicaux étaient également présents : SNES, CGT, FO.
En dehors des villes citées ci-dessus, des représentants des lycées et/ou des villes du Creusot, de Châtillon-sur-Seine, de Varzy étaient également présents (en cas d'oubli, le signaler à collectifrr@yahoo.fr). Les manifestants, malgré le temps frisquet, ont occupé la place devant le rectorat et bloqué les issues toute la matinée.

Délégation du lycée de Tonnerre



Le Recteur campe sur ses positions : il annonce 25 ouvertures et 23 fermetures, un bilan pour lui globalement positif!!
17:30 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2006
Manifestation du 2 février à Clamecy
Une mobilisation extraordinaire pour défendre l'hôpital et le lycée. Plus de 1000 personnes ont manifesté ce jeudi 2 février, à l'appel du Collectif des lycées ruraux, de l'association des usagers de l'hôpital... Les élus sont fortement mobilisés et soutiennent le mouvement de défense des services publics.

19:40 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les IPR d'eco-gestion "retenus" au lycée de Clamecy
Aujourd'hui, vendredi 3 février 2006, les IPR d'éco-gestion en visite au lycée Romain Rolland de Clamecy ont été retenus par les professeurs de STG et les élèves afin d'obtenir (enfin!), un rendez-vous auprès du recteur.


Une délégation du collectif des lycées ruraux (huit personnes) sera reçue mardi 7 février en début d'après-midi. Il est déplorable de devoir employer la force pour espérer être entendu!
04:35 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.02.2006
AG lycée de Clamecy - 2 février 2006
COMPTE-RENDU de l’Assemblée Générale du jeudi 02/02/2006
(35 présents dont 23 enseignants)
Suite du mouvement après la manif et la rencontre avec le sous-préfet (qui va transmettre notre motion au préfet par la voie hiérarchique)
A/ Vendredi 03 février 06
- 11h :les inspecteurs de STG sont au Lycée
- 18h : réunion post-bac : intervention au début de la réunion des profs principaux de 1ère et de terminales, distribution d’un tract et boycott de la réunion.
- manifestation à Dijon devant le rectorat, pour une audience auprès du Recteur.
- Départ 07h Bus devant le collège
- Emporter pique-nique
C/ Après le 07 février :
- Réflexions sur les actions , propositions.
- Décisions :
- Occupation des locaux avec les parents après les vacances de février (coordination avec les autres établissements sur cette action ?)
- Grève administrative partielle : Grève de toutes les réunions (CA, Commission Permanente, Stages, etc…).
- Envisagé : une grève des conseils de classe et des bulletins si nécessaire.
(nécessité d’une coordination permanente avec les autres établissements concernés)
Assemblée générale jeudi 09 février 2006 à 13h salle des professeurs
17:35 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lettre déposée auprès de la sous-préfecture de Clamecy le 2 février 2006
Les personnels, les élèves et les parents d’élèves du Lycée ROMAIN ROLLAND tiennent à exprimer leur indignation devant les mesures envisagées par Monsieur le Recteur de l’Académie de Dijon pour le lycée de CLAMECY : il s’agit de fermer la filière technologique en supprimant dès la rentrée 2006 les classes de seconde BEP MDS (Métiers du Secrétariat) et MDC (Métiers de la Comptabilité), une classe de Terminale STG (Sciences et Technologies de la Gestion) en privant l’établissement de l’option Communication et Gestion des Ressources Humaines et le BTS Assistant de Gestion de PME-PMI. Il faut encore y ajouter la suppression de 40 heures d’enseignement dans la DHG (Dotation Horaire Globale) : il s’agit là d’un démantèlement de tout le potentiel éducatif du lycée, démantèlement qui menace à court terme son existence même.
Personnels, élèves et parents tiennent à souligner les incohérences de ces choix : on ne peut sans dommage contraindre à rejoindre les filières d’enseignement général des élèves dont les familles ne peuvent financer les études longues et lointaines qu’exigent ces filières. Ne trouvant pas localement de formations adaptées à leurs moyens, ces élèves resteront localement des chômeurs ; s'il s’agit là de les pousser sans le dire vers l’apprentissage, croit-on vraiment que c’est sur un territoire rural que l’on trouvera une offre riche et diversifiée d’entreprises tutrices ?
Au moment où les collectivités locales, la Région, l’État et l’Union Européenne jugent utiles des investissements financiers destinés à lutter contre la dévitalisation des zones rurales, faut-il qu’une décision arbitraire vienne ruiner ces efforts ? Car le lycée de CLAMECY, comme les établissements ruraux du même genre, joue un rôle économique et social essentiel. La filière que Monsieur le Recteur envisage de démanteler correspond aux besoins des entreprises locales et permet de retenir des jeunes sur le territoire du Haut-Nivernais.
Conscients de l’importance de ce rôles, les élus de la Région (et donc les contribuables) ont consenti de lourds investissements en faisant construire une cuisine qui n’est même pas encore achevée. Au CAEN (Conseil Académique de l'Éducation Nationale) qui s’est tenu le 16 janvier 2006, ces mêmes élus, ainsi que des représentants des syndicats et des usagers ont massivement voté (par 13 voix contre 3, et 2 abstentions) contre ce projet du Rectorat tandis que le Préfet de Région lui-même semble émettre des réserves.
Les personnels, parents et élèves du Lycée ROMAIN ROLLAND se sentent méprisés. Ils éprouvent, selon le mot d’un parent d’élève le sentiment qu’"ils sont nés au mauvais endroit" et que, désormais, certains dans ce pays n'ont plus les mêmes droits que les autres.
Ils s'adressent à ceux qui sont en charge de l'avenir de ce territoire pour qu'ils fassent reconnaître le droit d'un accès aux services publics ouvert à tous et pour qu'ils empêchent que les habitants du monde rural soient poussés au désespoir et à la colère par des mesures injustes de gestion à courte vue qui contredisent les principes républicains d'égalité et de fraternité.
Les représentants mandatés
17:35 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2006
Réunion des enseignants du lycée de Clamecy - 31/01/2006
Le point sur nos actions ce mardi 31/01/2006 à 13h en salle des profs
Compte-rendu de la rencontre au Conseil Régional des collectifs des établissements concernés (50 pers. au total) : envoi d’une lettre de demande d’audience collective au recteur. (voir affichage)
Le Blog : moyen de communication efficace : adresse à diffuser : http://soslyceesruraux.hautetfort.com
Sollicitation des élus : lettre envoyée à tous les Conseillers Généraux, Régionaux, maires, députés, sénateurs etc…aujourd’hui
Suite des actions :
Grève + manif le jeudi 02 février 06 à Clamecy avec l’hôpital + tout le secteur Fonction publique
Grève le mardi 07 févr. 06 + manif à Dijon (2 bus pour le lycée proposé par la municipalité.
Proposition de grève administrative
A.G. ce jeudi à 13h30 après la manif, en salle des profs pour :
Décider de la poursuite du mouvement après le 07 fév.
Décider des modalités de la grève administrative
Décider d’autres actions … ?
RAPPEL : CONSEQUENCES pour la RENTREE 2006 de ces DECISIONS ANNONCEES
120H en moins à la DHG (Dotation Horaire Globale)
40h de moins : BTS
40h de moins : BEP
40h de moins : enseignement général (on ne sait pas quelles disciplines seront visées)
En 2006 : - 6 postes de profs en moins
En 2007 : -5 postes de profs en moins
Répercussions les rentrées suivantes : sur les postes d’ATOS et de la Vie Scolaire, et diminution continue de la DHG
Seule une majorité solidaire très nette justifiera la poursuite du mouvement après le 07 février 2006
Seule une mobilisation massive peut nous permettre de gagner
Nous sommes tous concernés
16:20 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Poursuite de la mobilisation à Clamecy
La lettre ci-dessous a été envoyée aujourd'hui:
- aux députés de la Nièvre
- au sénateur Didier Boulaud.
- à un député européen, M. Bono, membre de la Commission Culture et éducation.
- aux conseillers régionaux
Madame, Monsieur,
Jeudi 02 février 2006, les personnels du lycée Romain ROLLAND de Clamecy seront massivement en grève et vont participer avec leurs élèves à une manifestation en ville comme ils l’ont déjà fait le mardi 24 janvier. En effet Monsieur le Recteur de l’Académie de Dijon envisage de supprimer dans notre établissement la filière technologique STG en fermant dès la rentrée 2006 les classes de seconde BEP Métiers Du Secrétariat et Métiers De la Comptabilité , la classe terminale STG Communication et gestion des ressources humaines et le BTS assistant de gestion PME/PMI.
Les années suivantes, les autres classes fermeront en cascade, menaçant à court terme la survie d’un lycée auquel on ne manquera pas de reprocher de n’avoir plus assez d’élèves.
Selon les subordonnés de M. le Recteur, il s’agirait non seulement de récupérer des postes mais surtout de contraindre les élèves tentés par cette filière soit à rejoindre les séries d’enseignement général, soit à passer par l’apprentissage. Or ces 2 options ne tiennent aucun compte de la situation du public concerné ni des réalités d’un territoire rural : les élèves qui choisissent la filière technologique envisagent par goût et par nécessité des études courtes débouchant sur un diplôme professionnel. Ils ne se lanceront pas dans des études longues et lointaines que leurs familles ne peuvent financer. Si localement, ils ne trouvent pas de formation adaptée, ils resteront localement chômeurs. Quant à l’apprentissage, est-ce vraiment sur un territoire rural que l’on trouvera une offre riche et diversifiée d’entreprises tutrices prêtes à les accueillir ?
Par ailleurs le Bac STG et le BTS assistant de gestion PME/PMI correspondent aux besoins des entreprises locales comme en témoigne l’insertion de nos anciens élèves, insertion qui permet de retenir des jeunes sur ce territoire.
Les mesures envisagées risquent de causer les dommages irréversibles à un petit établissement comme le nôtre qui pourtant joue un rôle essentiel dans la vie économique et sociale du Haut Nivernais.
Au moment même où les élus locaux et les contribuables consentent des investissements lourds pour l’entretien des locaux et le confort des élèves ( le Conseil Régional est en train de faire construire une nouvelle cuisine au lycée de Clamecy ; un an de travaux) , faut-il contraindre les jeunes à aller chercher dans les grandes villes ce qu’ils ne trouveraient plus sur place ?
La menace est si clairement perçue que les élus ont massivement voté contre les propositions du Recteur au C.A.E.N. du jeudi 26 janvier 2006.
Nos élèves et leurs parents sont très inquiets. Accusés de « coûter » trop cher, nos élèves se sentent méprisés. Doivent-ils vraiment penser, selon le mot d’un parent, « qu’ils sont nés au mauvais endroit » ? Après avoir fait naître la colère dans les banlieues, faut-il pousser le monde rural au désespoir ?
Nous savons, Madame, Monsieur, que vous avez à cœur d’assurer l’avenir de notre territoire, c’est pourquoi nous vous demandons de soutenir notre action en manifestant à M. le Recteur votre volonté de voir maintenues les sections de BEP MDS MDC, l’option communication en terminale STG et un enseignement post-baccalauréat au lycée de Clamecy (BTS).
Nous espérons que vous comprendrez l’ampleur de notre inquiétude et que vous aurez à cœur de participer avec nous à la défense d’un service public dont notre ville et sa région ont le plus grand besoin.
Les représentants mandatés des personnels du lycée
Irène REY Alain TINARD Emile MEUNIER Claude LEGUAY
14:40 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.01.2006
Demande d'audience du Collectif des Lycées Ruraux de Bourgogne au Recteur de l'Académie de Dijon
Copie de la lettre envoyée au Recteur à l'issue de l'audience au Conseil Régional du 27/01/2006.
C'est avec colère et indignation que les représentants de nos établissements ont pris connaissnace de vos projets de suppression de formations techniques, technologiques et professionnelles pour la rentrée 2006.
Vos propositions signifient la fermeture complète de filières pourtant adaptées au tissu économique local sans tenir compte ni des difficultés financières de la population, ni des spécificités des établissements ruraux.
En effet, nos lycées jouent depuis fort longtemps un rôle d'intégration et de socialisation pour des publics fragiles.
Par ailleurs, les faits prouvent que ces filières permettent à de nombreux élèves de réussir et de trouver un emploi localement.
De plus, nos lycées sont des moteurs de l'attractivité territoriale. Or, votre politique fragilise nos établissements et, à court terme, entraînera leur fermeture.
Est-ce dans votre intention de confier les formations professionnelles à des organismes privés et par là-même de les retirer à l'Education Nationale? L'égalité des chances de formation pour tous n'est-elle pas amenée à disparaître? Préférez-vous concentrer tous nos jeunes dans des hypercentres d'éducation où la logique comptable et financière prime sur la qualité de l'enseignement et où les violences sont exacerbées?
Dans ce contexte calamiteux de carte scolaire hors du commun, nous exigeons que vous nous receviez en personne dans la semaine de 30/01 au 03/02/2006, avec les élus du Conseil Régional, pour trouver des solutions qui tiennent compte de la réalité de nos établissements et du monde rural.
21:40 Publié dans Les actions du collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


