22.03.2006
Des propositions pour l'avenir du Lycée de Clamecy
Lycée Romain-Rolland - Réunion du 9 mars 2006
Objet : projet de nouvelles sections
Présents : Irène Rey, professeur, Pierre Joly, proviseur, David Bargeon, conseiller d’orientation, Marie-France Duhamel, conseillère PAIO, Geneviève Carnevillier, conseillère PAIO-MIFE, Nathalie Morançais, parent d’élève, Josette Billon, parent d’élève, Jacques Planchon, directeur de la Maison de la formation, Christine Ayroulet, présidente FCPE, Marine Torralba et Nicolas Planchon, élèves.
Excusés : Claudine Boisorieux, conseillère régionale, Jean-Louis Lebeau, conseiller général.
Avant-propos
Cette réunion, décidée par le collectif du lycée Romain-Rolland lors de la visite de Philippe Baumel, en accord avec le proviseur, se situait en marge de l’occupation du lycée comme a tenu à le préciser Pierre Joly. Elle avait pour but d’engager une réflexion sur l’avenir du lycée.
L’avenir du lycée passe par l’ouverture de nouvelles sections
Au lieu de s’arc-bouter sur le maintien de sections qui ont du mal à recruter et qui offrent de moins en moins de débouchés, nous proposons de réfléchir à la constitution d’une nouvelle filière. Cette réflexion ne contredit en rien le mouvement de résistance qui se traduit, entre autres, par l’occupation du lycée. Au contraire, ce mouvement doit se poursuivre avec pour objectif l’ouverture d’une négociation sur une proposition de créations de sections. Ce mouvement est d’autant plus important qu’en l’état actuel des choses, le rectorat reste fermé à toute proposition et que le déblocage de la situation ne pourra provenir que d’un échelon supérieur à l’échelon académique. En tout état de cause, il est trop tard pour envisager une création à la prochaine rentrée. La réflexion a pour horizon la rentrée 2007.
Créer une filière sanitaire et sociale
Le groupe a commencé à réfléchir sur une première proposition (à laquelle avait déjà pensé le proviseur) : la création d’un BEP sanitaire et social. Au premier abord, l’avis du centre d’information et d’orientation (CIO), de même que celui de l’inspecteur, était négatif malgré une forte demande des élèves (cinq premiers vœux pour une place). Son point de vue s’appuyait sur le fait que les élèves ayant suivi cette formation avaient du mal à trouver un emploi.
En effet, le BEP carrières sanitaires et sociales n’est pas orienté directement vers l’emploi. Pour l’aide à domicile, par exemple, Geneviève Carnevillier explique que les employeurs actuels ne recrutent que les personnes titulaires du diplôme d’Etat auxiliaire de vie sociale (DEAVS) seul reconnu par la convention collective du secteur.
Or, le DEAVS n’est actuellement accessible que par la formation continue. Jacques Planchon explique que la création d’un Greta au sein du lycée Romain-Rolland serait un plus : il pourrait dispenser cette formation avec les mêmes enseignants en formation initiale et continue.
Mais l’aide à domicile n’est pas le seul débouché de ce BEP qui présente justement l’avantage de poursuivre des études ou de passer des concours dans différentes directions.
Dans le prolongement du BEP carrières sanitaires et sociales, un nouveau bac pro vient de se créer, il n’en existe pas encore dans la Nièvre (information à vérifier et à préciser). Il existe en revanche un BTS économie sociale et familiale et le bac pro établirait la liaison entre le BEP et le BTS.
L’idée est de proposer un vrai projet de filière qui pourrait partir d’un CAP petite enfance. Ce CAP recruterait sur le sud de l’Yonne autant que sur le nord de la Nièvre où il n’a pas de concurrent.
L’aide aux personnes paraît le créneau le plus pertinent car les débouchés sont importants dans la Nièvre et, dans le secteur de l’aide à domicile par exemple, la demande va aussi se développer au niveau de l’encadrement.
Organiser une rencontre avec les professionnels du secteur
Pour étayer le dossier, une rencontre avec les professionnels du secteur est nécessaire : organisations professionnelles, organismes financeurs de formation, maisons de retraite, fédération des centres sociaux, direction départementale de la solidarité, etc.
La Maison de la formation communiquera la liste des contacts utiles au proviseur qui se charge d’organiser cette rencontre.
Compte-rendu par Christine Ayroulet (FCPE)
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