04.03.2006

Occupation du lycée de Clamecy

Après avoir épuisé toutes les possibilités de concertation, en accord avec les fédérations de parents d’élèves (FCPE, PEEP), nous avons décidé le lundi 27 février d’occuper notre lycée toutes les nuits du lundi au samedi en organisant chaque soir en salle des professeurs un repas auquel nous convions tous ceux qui souhaitent nous aider dans notre lutte.

Chaque nuit, une dizaine de personnes occupent le lycée : enseignants et parents d'élèves.

Vendredi 3 mars, Philippe Baumel (Conseiller Régional) est passé dans la matinée pour rencontrer le proviseur et les personnels et évoquer l'avenir du lycée Romain Rolland.medium_cla_lycee_baumel.2.jpg

Claudine Boisorieux, Conseillère Régionale et élue de Clamecy, Philippe Baumel, M. Joly, Proviseur.

Christian Paul (Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne, et député de la circonscription) est venu vers 21 heures, pour à son tour, soutenir le lycée. A cette occasion le film réalisé par l'atelier Art et Patrimoine sur les Zervos et la Revue Cahiers d'Art a été projeté, preuve s'il en est, que des projets de qualité peuvent être menés par les élèves et les enseignants d'un petit lycée rural...

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Christian Paul devant l'auditoire des "occupants" du vendredi soir.


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La salle des profs devenue salle à manger pour les besoins de l'occupation...

 

Merci à la correspondante du Journal du Centre pour les photographies

Vous aussi, parents, élus, acteurs locaux, personnalités, vous pouvez nous rendre visite!

 

Commentaires

Je suis un ancien elève qui a quitté la region mais je suis de tout coeur avec vous, pour que ce lycée où les conditions de travail sont idéales continue a vivre. Il faut tout tenter pour cela, la qualité et la diversité de l'enseignement a un prix, halte à la desertification du haut-nivernais ! La décentralisation est un vain mot, il consiste à transferer les responsabilités sans les financements, c'est honteux... Beaucoup de courage à tout le monde.

Écrit par : Olivier | 04.03.2006

Quel dommage de devoir arriver à de telles initiatives.
Quel dommage que le gouvernement oublie l'importance et la qualité de l'enseignement en zone rurale !
Le fordisme et le taylorisme, on les apprend, on ne les applique pas à l'école !

Écrit par : Emilie | 06.03.2006

Salut amis de "là-bas si j'y suis" (moi j'y suis j'y reste)
Un soutien d'ordre moral avec votre action.
Etant actuellement en BTS dans l'academie de versailles, venant d'un BEP de nombreuse fois réformé et pris a parti par la région pour sa supression pure et simple; je compatis et vous dis MERCI et BRAVO!!
Cependant les multes initiatives de mon académie ont été vaine.

Une démarche civique tel que la votre est tres courageuse, et heureusement - comme je l'ai entendu - soutenu par les institutions locales a celles nationnales.
Finalement pour vous dire de tenir bon.

PS: Il faut aimer l'école pour y rester tant de temps!! Oui! gardons nos acquis et ne cedez surtout pas

Cordialement Julien S-R

Écrit par : Julien | 06.03.2006

Bonjour,

je viens d'entendre parler de votre initiative à la radio et je tenais à vous dire que je suis de tout coeur avec vous. Nous sommes en train de vivre une période de restrictions et de libéralisme à outrance dont on connait tous les ravages. Luttons ensemble contre ces orientations politiques néfastes!!
Je fais suivre votre adresse internet aux collègues.
Bon courage et à bientôt !!

Écrit par : Gérard | 06.03.2006

A mon tour, aprés l'emission de Là bas si j'y suis, je viens apporté tout mon soutient à votre action.
J'ai eu mon Bac l'année dernière, dans une petite ville (toutefois plus grande qu'une zone rurale et menacée plus indirctement, sans la citer, celle de aurillac (15)).
J'ai manifesté l'année dernière en soutient des générations futures, n'étant pas conscerné personnellement par les réformes. Nous avons montré notre mécontentement et notre engagement contre des restrictions budgétaires et des étouffements de la pluralité de l'enseignement et il nous faut encore et toujours recommencer.
Nous voulons d'un enseignement, finallement et tout simplement, public, libérée de la loi du marché, du fléau de l'ultra-libéralisme, et du capitalisme égoiste.
Je ne puis personellement participer physiquement aux actions entreprises cette année, me trouvant à l'étranger, mais sachez que j'apporte toute la force de mon indignation contre ce gouvernement pour les soutenir!

Continuez!!
Amicalement
Antoine

Écrit par : Antoine | 06.03.2006

Quand je pense à mon lycée de Clamecy, où je connaissais même les élèves qui n'étaient pas les miens, où je travaillais dans dans une ambiance de franche collaboration et camaraderie.
Pour travailler maintenant dans un collège de 1400 élèves, le nombre n'a jamais amélioré les contacts et la qualité des structures quoi qu'en dise le recteur!
Je me sens bien loin de vous et impuissante, à 17000 kilomètres. Cela fait longtemps que je n'avais plus eu envie de dormir par terre dans un sac de couchage...
Je pense à vous, courage

Écrit par : valérie | 21.03.2006

Comment ne pas être TOTALEMENT solidaire avec vous tous, anciens et anciennes collègues de mon premier lycée d'exercice! J'ai entraperçu Nicole et Irène, Cécile et Marie-Pierre (dont j'ai lu l'article) parmi d'autres pendant les infos récemment diffusées sur France 3.
Je suis évidemmment de coeur et d'idées avec vous, ne l'étant pas physiquement hélas.
Chaque possibilité en moins d'apporter le savoir aux autres est une chance de moins de voir un jour arriver des citoyens et des citoyennes plus conscients, plus intelligents et donc plus libres. Ces raisons devraient suffire à éviter la fermeture de toute section au sein d'un lycée quel qu'il soit et justifie qu'on réagissent. Je soutiens vos justes actions, vous dis courage et pense à vous. Bravo et bonne(s) nuit(s)!

Écrit par : Jean-Luc BOLLE-REDAT | 21.03.2006

Quels sont les véritables projets de nos dirigeants pour l'avenir des zones rurales ? Ont-ils quelques chose de durable à proposer ?

Après les fermetures d'hôpitaux et leur incapacité à retenir les industries sources d'emploi, ils nous apportent une fois de plus la preuve de leur incompétence à gérer notre région en s'attaquent au système éducatif.
Il est incohérant d'envisager aujourd'hui la fermeture de lycées dans lesquels les conditions de travail sont les meilleures et où la formation est excellente.

J'apporte mon soutien à votre action courageuse en espérant qu'elle porte ses fruits.

Écrit par : Mathias | 21.03.2006

pour appuyer ce que dit Marie Ferrey, citation de Victor Hugo à méditer "une école qui ferme c'est une prison qui s'ouvre" (c'est peut être l'inverse mais je ne crois pas) Bon courage et mangez plein de chocolat c'est euphorisant !

Écrit par : mercoq | 03.04.2006

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